vendredi 17 juillet 2009 à 14h56
Bank of America, Citigroup et JPMorgan épatent les oracles de Wall Street

Bank of America, Citigroup et JPMorgan épatent les oracles de Wall Street
Bank of America a dégagé un bénéfice net de 3,2 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros) pour la période d'avril à juin, en retrait de 5,9 % par rapport à celui du deuxième trimestre 2008, mais supérieur aux attentes, grâce à des résultats record dans les activités de courtage.
Kenneth Lewis, CEO et président de BoA, a souligné dans un [communiqué] qu'en dépit de la persistance de la crise économique, il était «convaincu que Bank of America résisterait à la tempête et émergerait comme un leader reconnu des services financiers aux Etats-Unis et dans le monde».
Il a toutefois souligné que «la faiblesse continue de l'économie mondiale, la hausse du chômage et la détérioration de la qualité du crédit affecteraient la performance (de la banque) durant le restant de l'année et encore en 2010». Les provisions pour pertes de crédit sont restées au même niveau qu'au premier trimestre, à 13,4 milliards de dollars, et la banque a dû augmenter de 4,7 milliards de dollars ses réserves pour faire face à ces difficultés.
Kenneth Lewis n'a donné aucune échéance pour le remboursement des 45 milliards de dollars d'aide fédérale reçus depuis l'automne.
Citigroup est revenue dans le vert au deuxième trimestre avec un bénéfice net de 4,27 milliards de dollars (3 milliards d'euros), grâce à la plus-value dégagée de la cession partielle de ses activités de courtage Smith Barney. L'ancien n° 1 mondial de la finance, qui a été renfloué à hauteur de 45 milliards de dollars par l'Etat fédéral, n'avait plus enregistré de résultat bénéficiaire depuis le troisième trimestre 2007. Un an plus tôt, la banque new-yorkaise avait accusé une perte nette de 2,49 milliards de dollars.
La cession partielle de Smith Barney à Morgan Stanley, finalisée le 1er juin, a apporté un gain après impôt de 6,7 milliards de dollars à la banque new-yorkaise, a indiqué cette dernière vendredi dans un [communiqué]. Au deuxième trimestre, Citigroup a dégagé un produit net bancaire de 29,96 milliards de dollars, en hausse de 71 % sur un an sous l'effet de la cession de Smith Barney.
Les analystes s'attendaient à des revenus inférieurs, de l'ordre de 22,36 milliards de dollars. L'ex-leader mondial de la banque, sauvé de la débâcle par le gouvernement fédéral, a indiqué vouloir poursuivre «sans relâche» l'exécution de son plan stratégique dévoilé en janvier, qui consiste à liquider certains actifs regroupés sous l'entité Citi Holding et à développer les autres - banque de détail et clients institutionnels - abrités dans Citicorp.
JPMorgan Chase a vu son [bénéfice augmenter de 36 %] au deuxième trimestre, dépassant ainsi les attentes des analystes. Le bénéfice trimestriel de JP Morgan a atteint 2,7 milliards de dollars, soit 28 cents par action, contre un bénéfice de 2 milliards de dollars un an plus tôt.
La deuxième plus importante banque américaine a fait face à des pertes en hausse sur les crédits octroyés, en raison de la crise économique, mais ces pertes ont été largement compensées par des revenus en hausse dans la division banque d'affaires.
Trends.be, avec Belga
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