mardi 07 juillet 2009 à 10h27
BAIC fermera Opel Anvers... et ouvrira une usine en Chine

BAIC fermera Opel Anvers... et ouvrira une usine en Chine
Le chinois BAIC, qui propose [660 millions d'euros pour 51 % d'Opel], envisage d'ouvrir une usine en Chine et de supprimer des emplois en Europe en cas de succès de son offre, affirme mardi le Financial Times, repris par l'AFP. Mais prévoit parallèlement de fermer le site d'Anvers et de réduire les effectifs d'Opel en Europe, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier.
Dans son offre de reprise, BAIC prévoit d'investir 1,4 milliard d'euros dans «ce qui pourrait devenir la première usine d'Opel en Chine», selon le quotidien économique. Elle pourrait entrer en service en 2012 et fabriquerait des véhicules de marque Opel destinés au marché chinois, précise le FT. De plus, BAIC utiliserait les usines allemandes d'Opel pour exporter en Chine. Contacté par l'AFP, le service de presse de BAIC a refusé de commenter ces informations.
Côté belge, Rudi Kennes (FGTB) considère que ce projet de fabriquer des Opel en Chine et d'utiliser les usines allemandes pour produire des voitures à destination de l'Empire du milieu est contraire à ce que souhaite General Motors. A l'instar de Carl-Peter Forster, le syndicaliste estime que tout est en place pour trouver un accord avec [Magna, qui dispose d'un préaccord] pour la reprise d'Opel/Vauxhall : «Il est à ce sujet clair qu'Opel peut [seulement arriver sur le marché américain et chinois en plusieurs phases]», ajoute Rudi Kennes, qui précise que les syndicats n'ont reçu aucune invitation de BAIC pour débuter des négociations. L'avenir d'Opel devrait être plus clair à la mi-juillet.
«Les seules fermetures d'usines sont prévues à Luton et Anvers.» Cette phrase est tirée d'un document soumis le 27 mai dernier aux membres de la commission parlementaire fédérale allemande de l'Economie, à l'occasion d'une séance secrète de ladite commission. Document dont nous vous faisions part [en exclusivité] en juin dernier.
C'est ce même mercredi 27 mai que les plans des repreneurs potentiels d'Opel ont été examinés. Les membres de la commission allemande ont, avec le document en question, obtenu un état des lieux de l'affaire Opel. A ce moment-là, trois candidats étaient encore dans la course : Fiat, Magna, et Ripplewood. Le plan de Magna prévoit ainsi la fermeture des usines d'Anvers et de Luton, avec, à la clé, 9.600 licenciements en Europe. Selon le journal Die Welt du 11 juin, ce nombre atteindrait désormais 11.600 postes supprimés. Ripplewood ne voulait pas non plus d'Anvers : l'usine serait fermée ou vendue.
[Fiat ne fermera pas Opel Anvers] s'il reprend la division européenne de General Motors, a promis Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, au ministre-président flamand, écrivait De Tijd fin mai.
«Fiat m'a laissé entendre qu'il ne fermerait pas Anvers et qu'il voulait lui donner un avenir», affirmait alors Kris Peeters dans le quotidien flamand. Kris Peeters s'était déjà entretenu avec Siegfried Wolf, administrateur délégué de Magna International, un des candidats-repreneurs d'Opel, mais qui ne pouvait lui donner de garanties quant à l'avenir de l'usine Opel à Anvers. Le lendemain, il précisait que d'autres constructeurs automobiles étaient nécessaires pour assurer son avenir.
Trends.be
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