21 mai 2008 à 13h22
Didier Bellens, champion des parachutes dorés

Didier Bellens, champion des parachutes dorés
Didier Bellens recevrait donc 10,79 millions d'euros. Sans oublier les options sur actions qu'il pourrait monnayer au moment du licenciement. Fin 2007, Didier Bellens possédait 288.000 options. La valeur de ces options fluctue mais on peut avancer à titre indicatif un montant de 1,7 million d'euros.
Cela fait de Didier Bellens le CEO le mieux servi des entreprises du Bel 20 en matière d'indemnités de licenciement. C'est ce que révèle une analyse des rapports annuels effectuée par Trends- Tendances pour l'année 2007.
Cette semaine, le ministre des Finances a annoncé son intention de se pencher sur le problème des rémunérations élevées des CEO et sur leurs parachutes en or. «Une rémunération élevée couvre déjà le risque pris par le dirigeant d'entreprise. Cela n'a pas de sens de le couvrir une seconde fois», a déclaré Didier Reynders.
Le champion des indemnités est André Bergen, de la KBC, qui aurait droit à quatre ans de rémunération. La KBC ne communique pas le salaire de son CEO. Il nous est donc impossible de calculer exactement l'indemnité de licenciement qu'il pourrait percevoir. Vu que seule la rémunération fixe entre en considération, nous estimons, sur base des informations figurant dans le rapport annuel, que l'indemnité de licenciement d'André Bergen s'élèverait à 2,5 millions d'euros.
Si le licenciement était la conséquence d'un change of control (en d'autres termes, d'une reprise), quelques CEO se verraient gratifiés d'une année supplémentaire de rémunération. Ce serait par exemple le cas de Pierre- Olivier Beckers, chez Delhaize, qui recevrait 7,6 millions d'euros. Roch Doliveux (UCB) empocherait trois ans de rémunération, soit 5,4 millions d'euros.
On remarquera la prime de licenciement peu élevée de Jean-Paul Votron (Fortis). Ce dernier a été la cible de critiques en raison de la forte augmentation de sa rémunération en 2007 alors que l'action Fortis encaissait une sérieuse dégelée. Question indemnités de licenciement, Jean-Paul Votron a dû faire des concessions. En 2006, il avait encore droit à deux ans de rémunération. Aujourd'hui, il n'a plus droit qu'à un an. De plus, on ne lui paierait que sa rémunération fixe.
Guido Muelenaer
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