lundi 19 octobre 2009 à 07h46
Opel : fin de la saga mercredi, malgré les «doutes» de la Commission ?

Opel : fin de la saga mercredi, malgré les «doutes» de la Commission ?
La signature de l'accord de reprise d'Opel par l'équipementier canadien Magna pourrait se dérouler mercredi, a indiqué dimanche Rudi Kennes de la FGTB à l'agence Belga. La signature était initialement prévue pour la semaine dernière mais elle a été reportée, General Motors et Magna préférant attendre la réaction de Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence.
Selon Rudi Kennes, la signature dépend de la finalisation de l'accord en Allemagne, où l'on négocie encore sur une possible participation du personnel de 10 % au capital en échange d'un plan de baisses de salaires.
[En Belgique, un accord de principe a déjà été trouvé sur les économies à réaliser] à l'avenir. Syndicats et direction de l'usine d'Anvers ont en effet décidé lundi dernier d'étudier conjointement les pistes qui permettront d'économiser 20,2 millions d'euros chaque année sur les coûts du personnel, dans le cadre de l'économie globale de 265 millions d'euros pour tous les sites Opel en Europe. Cette déclaration d'intention doit devenir la base d'un accord sur cette réduction annuelle de coûts de 2010 à 2014.
RHJ International, holding coté sur Euronext Bruxelles, n'est plus intéressé par une reprise du constructeur automobile Opel, a confirmé dimanche un de ses porte-parole.
Opel devrait être racheté par Magna mais les discussions risquent de capoter après l'intervention de la Commission européenne. Si l'accord ne devait finalement pas être conclu, RHJ pourrait rentrer dans la danse. Mais le holding a indiqué ne pas avoir l'intention de lancer une nouvelle offre.
La Commission européenne a indiqué vendredi avoir trouvé des "indices significatifs" que l'aide promise par l'Allemagne à Opel, dans le cadre de son rachat par lMagna, n'était pas conforme aux règles européennes de concurrence. Plus précisément, "selon les enquêtes préliminaires de la Commission, il y a des indices significatifs que l'aide promise par le gouvernement allemand à Opel était sujette à la condition préalable qu'un repreneur spécifique, Magna/Sberbank, acquière une majorité des parts" du constructeur automobile, explique-t-elle dans un communiqué.
Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence, a écrit au ministre allemand de l'Economie, Karl Theodor zu Guttenberg, pour lui faire part de ses "inquiétudes à ce propos". L'Allemagne, qui a piloté la procédure de rachat d'Opel et imposé son repreneur favori, l'équipementier canadien Magna associé à la banque russe Sberbank, est accusée par d'autres pays européens, Belgique et Grande-Bretagne en tête, d'avoir accordé des aides financières à des fins protectionnistes. Tous les sites allemands semblent en effet sauvés, quand l'usine belge d'Anvers paraît condamnée et que de lourdes suppressions d'emplois sont annoncées dans les usines espagnoles et britanniques.
Le ministre allemand de l'Economie pense malgré tout que la reprise d'Opel par Magna se déroulera bien, malgré les doutes émis par la Commission européenne. Il n'imagine pas que les discussions sur la reprise devont être réorganisées : "Je crois que les bonnes solutions ont été trouvées", a-t-il déclaré à Berlin.
Karl Theodor zu Guttenberg ajoute entendre et comprendre les réserves de l'Europe : "Il a pu y avoir des déclarations floues ces derniers mois, mais pas de moi", insiste-t-il.
Trends.be, avec Belga
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Even geduld a.u.b.

