jeudi 17 décembre 2009 à 10h00
Proximedia, une «Entreprise de l'année» très controversée

Proximedia, une «Entreprise de l'année» très controversée
«Les victimes sont ciblées car ils choisissent des petits commerçants, peu au fait du développement de sites internet et un peu rebelles à toute action collective, le tout pour un prix cher payé et un résultat nul voire médiocre.» Muriel Detrembleur, patronne de la PME Pierre & Jardin ne décolère pas. Elle n'est pas la seule. Comme d'autres commerçants et petits artisans, cette brabançonne estime «s'être fait avoir» par Proximedia ou par l'une de ses filiales. Les clients s'estimant «abusés» montent d'ailleurs de plus en plus au créneau là où Proximedia a déployé ses activités : aux Pays-Bas, en France et en Belgique.
«Ils débarquent dans votre commerce et tentent de vous arracher une signature à tout prix», fustige Benoît Debilde de Floreffe Légumes. «Je me suis fait avoir», reconnaît humblement Bernard Denis, directeur de l'agence Denis Voyages à Jodoigne. «La mise en pages est lamentable et les modifications demandées ne sont jamais prises en compte. Mon dossier est dans les mains d'un cabinet d'avocats», explique dégoûtée Anja Weeda, patronne de Shape All In à Amsterdam. Ces quelques plaintes ne sont qu'un petit échantillon qui illustre les nombreux témoignages négatifs au sujet de Proximedia. Pour ceux-ci, la société s'est davantage illustrée par ses techniques commerciales jugées «très agressives» que par la qualité de la réalisation et de la maintenance des sites web proposés aux PME et TPE. Le mécontentement des clients serait tel que le service clientèle est devenu «plus une agence de recouvrement et de gestion des plaintes qu'un réel département venant en aide aux clients», jure un ancien employé de l'entreprise.
Si les premiers échos négatifs se limitaient à des commentaires sur des forums en ligne - dont certains sur les blogs de Bart Dewaele, Erik Bauffman, Dieter Provoost ou encore Tom Vanlerberghe qui ont été fermés sous la menace des avocats de Proximedia - cette fois, une partie des clients mécontents déposent plaintes. Au point que les enquêteurs du SPF Économie mènent l'enquête au sujet de «l'interprétation du droit du commerce faite par Proximedia», assure Test-Achats. L'organisation de défense des consommateurs belges a d'ailleurs elle aussi recensé une dizaine de plaintes contre Proximedia cette année. Ce qui est peu au regard des coups de fils qui inonderaient son service d'appels : «On reçoit énormément de coups de fil concernant les méthodes commerciales de cette entreprise», confirme Jessica Van der Kelen, assistante Lobby & Presse chez Test-Achats. Même son de cloche auprès du Crioc : «Les dérapages ne m'étonnent pas car Proximedia est peu attentive aux règles commerciales», pointe le directeur général Marc Vandercammen.
Louée par certains médias pour sa croissance insolente, celle qui fut récemment désignée «Entreprise de l'année 2009» par Ernst & Young suscite bien des contestations. Spécialisée dans la création et la prestation de services connexes de sites internet pour les PME et indépendants, Proximedia a-t-elle grandi trop vite ? Exploite-t-elle la «misère culturelle numérique» comme le soulignent les uns ? Ou est-elle la victime d'une cabale de la part de clients désoeuvrés ?
Valéry Halloy
Réactions
Bonjour, Ma femme a signé un contrat de ce type alors que la société n'est pas crée. Celle-ci a mis le nom de la futur société. Le contrat n'a bien entendu pas de n° de tva et le nom de la société n'est acté nulle part. sur le contrat ne figure que son nom personnel. Peut-elle faire résilier le contrat?
Bonjour Monsieur Halloy, J'ai pris à l'instant connaissance de votre message daté du 25 mai dernier. J'ai appelé immédiatement le numéro de téléphone renseigné, mais je n'ai pas obtenu de réponse. Je vous rappellerai au début de la semaine prochaine.
Bonjour Monsieur Halloy, J'ai pris à l'instant connaissance de votre message daté du 25 mai dernier. J'ai appelé immédiatement le numéro de téléphone renseigné, ma
Lettre ouverte à Monsieur Louis MICHEL, Député européen Monsieur le Député européen et Père du Mouvement Réformateur (MR), Il est des épisodes de votre carrière politique qui m’ont fortement marquée : ainsi, j’aurai toujours en mémoire ce jour de l’année 2003 au cours duquel vous avez clairement affirmé votre opposition au principe d’une intervention militaire en Irak à l’initiative des George W. Bush et autres Tony Blair. Vous avez alors fait preuve d’un courage qui a manqué à nombre de vos confrères en politique, plus soucieux de ne pas déplaire au Président Bush que d’adopter une attitude résolument critique quant au bien fondé de cette opération et de la manière de la conduire, sinon de prévenir les conséquences humaines et économiques désastreuses qui pouvaient en résulter pour les Irakiens. Ainsi encore la manière inlassable dont vous vous êtes investi dans votre mission de Commissaire européen en charge de l’aide humanitaire. Vous nous avez ainsi donné de très belles leçons de courage politique et d’humanité. Vous nous avez montré que l’action politique comptait d’avantage pour vous que le besoin de paraître, qui est devenu une préoccupation majeure de beaucoup de vos confrères. Et je sais qu’au sein des autres partis, beaucoup vous estiment et vous respectent. Mais si vos responsabilités de ces dernières années vous ont amené à parcourir le monde, je m’adresse à vous aujourd’hui parce que c’est en Belgique que nous avons besoin de vous. Ce besoin est particulièrement ressenti par les indépendants et responsables de TPE et PME, qui, vous le savez, accordent traditionnellement leurs suffrages aux candidats MR lors des élections. Voici ce qui m’amène à solliciter votre attention. Vous êtes probablement au courant de la consécration, par un jury constitué à l’initiative du cabinet Ernst & Young, de la société Proximedia – firme spécialisée dans la création, l’hébergement et la maintenance de sites web pour compte de tiers – en tant qu’entreprise francophone de l’année 2009, et peut-être aussi du tollé que cette consécration a suscité : des centaines de réactions négatives ont été adressées à différents blogs et forums de discussion, sans oublier certains articles de presse quelques fois très critiques, en particulier ceux parus sous la plume de Valéry Halloy dans Trends-Tendances. Tant les pratiques commerciales que la qualité des prestations techniques de Proximedia ont ainsi été, parfois violemment, mises en cause. Au départ, Proximedia a cherché à minimiser la portée de ces réactions en arguant qu’elles émanaient essentiellement de concurrents jaloux. Parmi les pratiques commerciales contestées, dont de nombreux indépendants, artisans et responsables de TPE et PME, entre autres moi-même, ont été victimes, la méthode de vente dite en « one shot » est principalement visée. Selon cette méthode, les contrats de vente doivent être obtenus dès le premier contact entre le délégué commercial de Proximedia et le client potentiel démarché. Sans être illégale, cette pratique est en fait de nature à permettre certaines dérives, principalement en privant le client potentiel du moindre délai de réflexion, sinon même en précipitant la fin de l’entretien pour obtenir sa signature avant qu’il ait la possibilité matérielle de prendre connaissance de l’ensemble des conditions de vente – notamment la clause, souvent léonine, relative aux modalités de résiliation du contrat – ni de faire, au regard du service proposé, le bilan financier des mensualités qui lui seront réclamées au cours de la durée du contrat. Enfin, si le contrat est très clair quant à ces modalités de résiliation, il reste, faute de temps disponible pour la négociation, parfaitement flou quant aux spécifications du site web qui sera développé. Et, de l’avis de nombreux commentateurs, le coût du service offert est excessif eu égard à la qualité et au volume des prestations qu’il entraîne effectivement du côté de Proximedia. Enfin, en cas de litige, et ils sont fréquents en particulier parce que les clients estiment que le produit fini n’est pas à la hauteur des promesses verbales du délégué commercial, on passe à la phase d’intimidation : après avoir pris la précaution d’exclure la possibilité de conclure un quelconque accord à l’amiable, les avocats de Proximedia envoient au client récalcitrant la copie de quelques «beaux» jugements prononcés par le Tribunal de Commerce, par exemple à l’encontre d’un architecte, d’un courtier en assurances, afin de le convaincre qu’il ne lui servira à rien de chercher à se défendre et qu’il ne lui reste donc plus qu’à payer une indemnité de résiliation par ailleurs toujours exorbitante : 6.000, 8.000, 12.000 euro selon les cas. Imaginez dès lors l’état d’esprit dans lequel peut alors se trouver un de ces nombreux petits commerçants et artisans auxquels Proximedia a vendu un site web inutile, ou mal ficelé au point d’en être contre-productif ! Si certains ont le courage d’aller se défendre devant les tribunaux, les autres se laissent intimider, ont peur de consulter un avocat, ne savent pas comment faire valoir que la qualité du produit est insatisfaisante et que Proximedia n’a pas rempli ses obligations. Ils continuent ainsi à payer pour des services de peu d’utilité, ou doivent payer ces exorbitantes indemnités de résiliation, ce qui leur vaut souvent de se retrouver dans des situations financières difficiles ou même inextricables. Pour Proximedia, la résiliation des contrats est d’ailleurs à court terme une opération très intéressante eu égard aux montants des indemnités perçues et au fait que tout ou partie du travail prévu ne doit pas être effectué. A croire que les contrats, que ses délégués commerciaux arrivent quasiment à imposer à des clients malheureusement peu avertis, sont surtout rédigés dans cette perspective. Ainsi, même si la qualité du produit fini laisse à désirer, Proximedia est pratiquement assuré d’être gagnant. Au point que ses avocats sont surchargés de travail et n’ont même plus le temps de rédiger correctement les assignations à comparaître. Ce qu’il faut principalement retenir de tout ceci est que les victimes de ces pratiques se recrutent principalement parmi les acteurs économiques les plus vulnérables (Indépendants, TPE, PME), de par leur taille et parce qu’ils sont les moins bien armés face à ce genre de pratiques : manque de compétences au point de vue juridique, peu disponibles parce qu’absorbés par les problèmes journaliers de leur activité, bien souvent préoccupés par leur situation financière… Pour eux, les conséquences de ces pratiques au plan financier peuvent être particulièrement meurtrières en cas de résiliation de leur contrat. Si les juges du Tribunal de Commerce, après m’avoir écoutée et entendue, ont débouté Proximedia et m’ont donné raison, je pense à tous ceux, indépendants, artisans et petits entrepreneurs qui ne dorment plus à cause de ce qu’il faut bien appeler une arnaque. Et depuis maintenant 12 ans, telle une pieuvre qui étend ses tentacules, Proximedia étend ses activités douteuses en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, et même en France et aux Pays-Bas. Paradoxalement, Flamands, Wallons et Bruxellois se retrouvent unis, dans la même adversité ! Si le CEO de Proximedia est très fier du niveau des fonds propres de son groupe, il se garde bien d’expliquer qu’ils sont en grande partie constitués des montants extorqués aux acteurs économiques les plus vulnérables. En complément à ce qui précède, soulignons encore que Proximedia n’a pas jugé opportun de signer la Charte eTIC promulguée en 2004 en Belgique afin de «moraliser» les relations des fournisseurs de services liés à l’internet avec leurs clients. Et que Proximedia figure en France sur la liste noire de l’Association de Défense Contre les Abus des Prestataires de l’Internet (ADCAPI). En 2008, Proximedia a racheté la sprl Globule Bleu, laquelle bénéficiait jusqu’alors d’une bonne réputation, et avait signé en 2004 la Charte eTIC. En 2010, Globule Bleu à fait l’objet, par décision du Comité eTIC – habilité à sanctionner les manquements de signataires de la charte aux prescriptions de celle-ci – d’une suspension déontologique de deux mois à la suite de la plainte d’une société wallonne, European Solar Engineering SA, pour exigence financière abusive parce que non contractuelle, refus de cession de la propriété intellectuelle du site web et refus de conclure un accord à l’amiable. Sans commentaire. En consultant le site web du MR, j’ai constaté qu’y figure en bas de page la mention Globule Bleu, ce qui signifie que ce site, de même que ceux des candidats MR aux élections, est conçu et géré par cette société. Certains pourront en conclure que, puisque le MR fait confiance au groupe Proximedia-Globule Bleu, ils peuvent faire de même, avec le risque d’un réveil douloureux lorsqu’ils constateront de quelle manière Proximedia traite ses «petits» clients. Et ceux qui ont déjà l’expérience des manières de faire de Proxmédia, ne comprendront peut-être pas pourquoi le MR se permet de faire appel aux services d’un groupe aussi peu recommandable, et … douteront du MR ! Pour ma part, je trouve inadmissible que le groupe Proximedia-Globule Bleu fasse aussi peu de cas de la confiance du MR, et en particulier de la vôtre, en se comportant de la sorte à l’égard des indépendants, artisans et petits entrepreneurs qui accordent traditionnellement leurs suffrages aux candidats MR. Que faudrait-il faire pour remédier à cette situation ? 1. Lancer une campagne d’information en direction des acteurs économiques concernés pour les prévenir des risques inhérents aux ventes «one shot» et les inciter à exiger à exiger du fournisseur qu’il soit signataire de la charte eTIC, à exiger de pouvoir lire intégralement et à tête reposée les conditions de vente proposées, à définir clairement ce qu’ils attendent d’un site web, à faire le bilan financier d’une telle opération, à consulter éventuellement un expert indépendant, à demander des références au fournisseur et à interroger ces références ; 2. Faire en sorte que le contractant dispose d’un délai de réflexion. On objectera peut-être que ce qui existe pour les consommateurs privés n’est pas nécessairement transposable au cas des entreprises, mais enfin, si l’on dépasse un tant soit peu le vocable un peu abstrait des conflits juridiques entre sociétés, ce sont des centaines de responsables de TPE, de PME et d’indépendants, qui cherchent en vain des solutions à des problèmes vis-à-vis desquels ils sont désarmés et des personnes de bon conseil à qui s’adresser. Test-Achats s’est dit prêt envisager une assistance dans ce sens au cas où une demande se manifesterait ; 3. En cas de litige, faire en sorte que les clients des Proximedia et autres Globule Bleu puissent avoir recours à une expertise de la qualité du produit fourni ; 4. De la part du MR, avoir recours à un autre fournisseur de services liés à l’internet, signataire de la charte eTIC et qui s’engage formellement à ne pas utiliser de méthodes commerciales douteuses du type de celles pratiquées par le groupe Proximedia-Globule Bleu, autrement dit qui travaille dans la transparence et le respect de ses partenaires commerciaux ; 5. Inciter Ernst & Young à imposer des critères de choix de «l’entreprise de l’année» plus sélectifs, en particulier en termes d’étique commerciale et de qualité des produits, afin de ne plus donner l’impression qu’il s’agit d’une consécration de complaisance. Vous vous êtes trop investi dans le renouveau de votre parti pour accepter que des dérives perdurent, et vous seul avez l’autorité morale nécessaire pour mener à bien le redressement souhaitable. Je vous ai dit tout ce que j’avais à vous dire. Sachant votre emploi du temps fort chargé, je vous remercie d’avoir eu la patience de lire cette lettre un peu longue, je dois le reconnaître. Je sais aussi que quelle que soit la ou les décisions que vous prendrez, elles seront les meilleures possible. Et quoiqu’il arrive, pour moi et pour beaucoup d’autres de vos électeurs, vous resterez toujours le père et le véritable «patron» du MR. Veuillez agréer, Monsieur le Député européen, l’expression de mes sentiments respectueux. La Castafiore PS – Je vous envoie par courrier séparé cette même lettre avec mes véritables nom et adresse. Si votre emploi du temps vous le permet, vous trouverez d’autres commentaires pertinents sur le blog de Charles Bricman, journaliste : http://blog.pickme.be/2009/10/22/lentreprise-de-lannee-connait-la-musique/
Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs du Mouvement Réformateur (MR) Vous êtes certainement au courant de la consécration, par un jury constitué à l’initiative du cabinet Ernst & Young, de la société Proximedia en tant qu’entreprise francophone de l’année 2009, et peut-être aussi du tollé que cette consécration a suscité : des centaines de réactions négatives ont été adressées à différents blogs et forums de discussion, sans oublier certains articles de presse quelques fois très critiques, en particulier ceux parus sous la plume de Valéry Halloy dans Trends-Tendances. Tant les pratiques commerciales que la qualité des prestations techniques de Proximedia ont été, parfois violemment, mises en cause. Au départ, Proximedia a cherché à minimiser la portée de ces réactions en arguant qu’elles émanaient essentiellement de concurrents jaloux. Parmi les pratiques commerciales contestées, est principalement visée la méthode de vente dite en « one shot », par laquelle les contrats de vente sont obtenus dès le premier contact entre le délégué commercial de Proximedia et le client potentiel démarché. Sans être illégale, cette pratique est en fait de nature à permettre certaines dérives, principalement en privant le client potentiel du moindre délai de réflexion, sinon même en précipitant la fin de l’entretien pour obtenir sa signature avant qu’il ait la possibilité matérielle de prendre connaissance de l’ensemble des conditions de vente – notamment la clause, léonine, relative aux modalités de résiliation du contrat – ni de faire, au regard du service proposé, le bilan financier des mensualités qui lui seront réclamées durant les quatre années de la durée du contrat. En outre, de l’avis de nombreux commentateurs, le coût du service offert est excessif eu égard au volume des prestations qu’il entraîne effectivement du côté de Proximedia. Enfin, en cas de litige, on passe à la phase d’intimidation : les avocats de Proximedia envoient au client récalcitrant la copie de quelques « beaux » jugement prononcés par le Tribunal de Commerce, par exemple à l’encontre d’un architecte ou d’un courtier en assurance, afin de le convaincre que, un accord amiable étant exclus, il ne sert à rien de chercher à se défendre et qu’il ne lui reste plus qu’à payer une indemnité de résiliation par ailleurs toujours exorbitante : 6.000, 8.000, 12.000 euro selon les cas. Imaginez l’état d’esprit dans lequel peut alors se trouver un des nombreux petits commerçants et artisans auxquels Proximedia a vendu un site web inutile, ou mal ficelé au point d’en être contre-productif ! Certains commentaires et témoignages font très justement ressortir que les victimes de ces pratiques se recrutent principalement parmi les acteurs économiques les plus vulnérables (Indépendants, TPE, PME), de par leur taille et parce qu’ils sont les moins bien armés face à ce genre de pratiques : manque de compétences au point de vue juridique, peu disponibles parce qu’absorbés par les problèmes journaliers de leur activité, bien souvent préoccupés par leur situation financière… Pour eux, les conséquences de ces pratiques au plan financier peuvent être particulièrement meurtrières en cas de résiliation de leur contrat avec Proximedia. Cela est évidemment beaucoup plus grave que les querelles de clocher entre prestataires de services liés à l’internet, querelles qui ont aussi fait l’objet des commentaires de cette consécration ! Soulignons encore que Proximedia n’a pas jugé opportun de signer la Charte eTIC promulguée en 2004 en Belgique afin de « moraliser » les relations des fournisseurs de services liés à l’internet avec leurs clients. Et que Proximedia figure en France sur la liste noire de l’Association de Défense Contre les Abus des Prestataires de l’Internet (ADCAPI). En 2008, Proximedia a racheté la sprl Globule Bleu, laquelle bénéficiait jusqu’alors d’une bonne réputation, et avait signé en 2004 la Charte eTIC. En 2010, Globule Bleu à fait l’objet, par décision du Comité eTIC – habilité à sanctionner les manquements de signataires de la charte aux prescriptions de celle-ci – d’une suspension déontologique de deux mois à la suite de la plainte d’une société wallonne, European Solar Engineering SA, pour exigence financière abusive parce que non contractuelle, refus de cession de la propriété intellectuelle du site web et absence d’un accord à l’amiable. En consultant le site web du MR, j’ai constaté qu’y figure en bas de page la mention Globule Bleu, ce qui signifie que ce site, de même que ceux des candidats MR aux élections, est conçu et géré par cette société. Et pour sa part, le CEO de Proximedia ne fait pas mystère de ses bonnes relations avec le MR. Ceci peut avoir deux conséquences : • Certains penseront que, puisque le MR fait confiance au groupe Proximedia, ils peuvent faire de même, avec le risque d’un réveil douloureux lorsqu’ils constateront de quelle manière Proximedia traite ses « petits » clients ; • Ceux qui, ayant déjà fait la mauvaise expérience des manières de faire de Proxmédia, ne comprendront pas pourquoi le MR se permet de faire appel aux services d’une société aussi peu recommandable, et qui douteront du MR… En ces temps difficiles, et à cinq semaines des prochaines élections législatives, le MR peut-il encore se permettre d’avoir recours aux services d’une entreprise qui, de son côté, recourt à des pratiques commerciales douteuses et affiche une attitude méprisante vis-à-vis des petits indépendants et des responsables de PME et de TPE, qui donnent traditionnellement leurs voix aux candidats MR. En votre âme et conscience, je vous le demande, ne nous décevez pas, ne nous méprisez pas, montrez que nous pouvons encore vous accorder notre confiance. Nous comprendrions très mal que vous sollicitiez à nouveau nos suffrages tout en continuant à vous compromettre avec notre « ennemi »… Je vous remercie de votre attention. La Castafiore
En complément à mon post précédent, je dois ajouter qu’après l’envoi de ce témoignage à Test-Achats, j’ai été contactée à ce sujet par un repsonsable de TA. De cette conversation, il est ressorti entre autres que si un nombre suffisant de clients « mécontents » lui faisait part de ses doléances à l’égard de Proximedia, TA pourrait éventuellement « monter au créneau » dans le sens suggéré. La Castafiore
Je vous adresse ci-dessous copie d’un « témoignage » adressé à Test-Achats le 24 janvier dernier. « Madame, Monsieur, Il y a près de deux ans, j’ai informé une personne de votre service juridique au sujet de litiges opposant la firme Proximedia à certains de ses clients, litiges qui résultaient principalement des pratiques commerciales douteuses de cette société. Il m’a été répondu qu’il n’y avait rien à faire dans ces cas là parce que ce sont des litiges entre sociétés, et que dans de tels cas, les contractants sont irrévocablement engagés dès signature, quelque douteuse qu’ait été la manière dont les acheteurs ont été amenés à accepter de signer. Ils n’ont pas comme les consommateurs privés la possibilité pendant un certain temps de se rétracter. Aujourd’hui, comme suite à la consécration de Proximedia en tant qu’ « Entreprise francophone de l’année 2009 », les langues se sont déliées : tous secteurs d’activité confondus, ce sont plusieurs centaines de clients, indépendants, TPE et PME qui se plaignent des pratiques de cette société. Certains ont eu le courage d’aller se défendre devant les tribunaux, d’autres se sont laisser intimider et ont continué à payer pour des services de peu d’utilité, ou ont dû payer d’exorbitantes indemnités de résiliation de leur contrat, ce qui leur a souvent valu de se retrouver dans des situations financières difficiles ou même inextricables. Pour Proximedia, la résiliation des contrats est d’ailleurs à court terme une opération intéressante eu égard aux montants des indemnités perçues et au fait que le travail prévu ne doit pas être effectué. A croire que les contrats, que ses délégués commerciaux arrivent quasiment à imposer à des clients malheureusement peu avertis, sont surtout rédigés dans cette perspective. Au point que ses avocats sont surchargés de travail et n’ont même plus le temps de rédiger correctement les assignations à comparaître. Ce qui est tout aussi inquiétant est le fait que chez Proximedia, les employés sont plus occupés à rechercher des signatures de contrats et à régler des contentieux qu’à produire du travail technique. Lorsque cette affaire se trouvera en pleine lumière, et cela ne saurait tarder, vos affiliés se demanderont peut-être pourquoi Test Achats n’est pas monté en première ligne, comme ce fut le cas à maintes autres occasions. Parce qu’enfin, si l’on dépasse un tant soit peu le vocable un peu abstrait des conflits juridiques entre sociétés, ce sont des centaines de responsables de TPE et de PME,et d’indépendants, qui cherchent en vain des solutions à des problèmes vis-à-vis desquels ils sont désarmés et des personnes de bon conseil à qui s’adresser. Ce serait me semble-t-il faillir à votre mission que de rester silencieux dans de telles circonstances. Qu’attendez-vous ? »
Les juges ont entendu la Castafiore ! Dans mon post daté du 22 janvier dernier, je vous faisais part de mes démêlés avec la firme Proximédia, lesquels démêlés étaient en attente de jugement par le Tribunal de Commerce. Et contre toute attente, alors que tout le monde me donnait perdante, les juges ont tranché en ma faveur ! Cette victoire, je la dois au combat que j’ai mené et à l’assistance de deux très bons avocats. Bien sûr, Proximédia peut encore faire appel de ce jugement, mais celui-ci montre en tout cas que j’avais raison de dire que lorsque l’on est dans son bon droit, il faut croire en la Justice. En ce qui me concerne, les juges m’ont ainsi écoutée, entendue, et surtout ils ont montré que c’est bien à eux de décider de la validité d’une signature. Alors qu’auparavant à Test-Achats, on m’avait affirmé que la signature d’un indépendant ou du responsable d’une PME, d’une TPE, était irréversible avant même que l’encre en soit sèche, qu’importe que cette signature ait été obtenue, sinon extorquée, d’une manière contestable. Que vous soyez grand ou petit, ces juges sont soucieux de faire la part des choses, ils représentent en quelque sorte la stabilité, en contrepoids à la volatilité du monde politique… Dans un post daté du 22 février 2010 sur le blog http://blog.pickme.be/2009/10/22/lentreprise-de-lannee-connait-la-musique/, le dénommé Alfonse soulignait que « les victimes de ces pratiques (nb : les pratiques commerciales de Proximedia) se recrutent principalement parmi les acteurs économiques les plus vulnérables (Indépendants, TPE, PME), de par leur taille et parce qu’ils sont les moins bien armés face à ce genre de pratiques », et ceci depuis 12 ans. Mon exemple me porte à leur dire : « même petits, vous devez continuer à vous battre pour obtenir que votre situation soit mieux prise en compte, n’hésitez pas à consulter un avocat. Et même si vous avez perdu beaucoup d’argent, en particulier pour avoir dû supporter le paiement d’indemnités de résiliation exorbitantes, vous devez raconter votre histoire, afin qu’elle serve d’expérience pour les autres, afin aussi que les politiciens se soucient effectivement de vous mettre mieux à l’abri des pratiques commerciales contestables, il y a eu assez de faillites dans vos rangs en Belgique ces dernières années ! » (9380 dépôts de bilan en 2009, déjà 3400 faillites en 2010 !) Mon exemple montre aussi que maintenant les Test-Achats n’ont plus le prétexte de l’irréversibilité d’une signature « commerciale » pour refuser de s’engager dans la défense des intérêts de ces acteurs économiques lorsque ceux-ci sont « agressés » comme on peut l’être par des Proximédia et autres Globules bleus… Ce qui s’est passé pour ces centaines d’acteurs économiques fait enfin ressortir la nécessité de mettre les indépendants et les petites entreprises à l’abri de pratiques commerciales douteuses, par exemple en leur concédant un délai de réflexion d’un type analogue à celui dont bénéficient les consommateurs privés. Cela implique de légiférer dans ce sens. Le combat continue, sur tous les fronts.
En offrant cette consécration à Proximédia, le jury constitué par Ernst & Young a ouvert la boîte de Pandore. A l’annonce de cette consécration par les medias, les très nombreuses rancœurs suscitées par la manière dont Proximédia mène son activité se sont exprimées de façon plus ou moins virulente grâce à l’internet. Près de six mois plus tard, la contestation ne s’est pas éteinte, elle reprend même vigueur. En conclusion, l’initiative d’E & Y a perdu de sa crédibilité pour avoir omis de prendre en considération des critères tels qu’étique commerciale, qualité des produits et satisfaction des clients. Faute de les considérer à l’avenir, la consécration d’Entreprise de l’Année risquerait de se transformer en sanction pour des lauréats contestables. Le futur jury devrait même s’attendre à ce que des entreprises nominées refusent cette consécration ! Par ailleurs, E & Y ne peut pas se permettre de faire couronner un lauréat discutable par une personnalité éminente et intègre. Nous savons que la Belgique fut une terre d’élection du surréalisme, mais cette époque est bien révolue et nous sommes maintenant à l’ère du réalisme. Et si nous voulions l’ignorer, l’internet sera là pour nous le rappeler ! Et aujourd’hui, même les petits que nous sommes ne se feront pas faute d’y avoir recours. La Castafiore
Je voudrais revenir sur le cas de ceux, trop nombreux, qui ne sont pas satisfaits du site que leur a développé Proximédia. Souvent, ils ne veulent pas s’exposer à devoir payer des indemnités exorbitantes de résiliation de leur contrat et préfèrent continuer à payer les mensualités contractuelles. Alors qu’un mauvais site web peut être contreproductif : dans un tel cas, il vaut souvent mieux ne pas avoir de site web. Mais dans un tel cas de figure, comment faire valoir que le produit qu’ils paient a été mal développé, qu’il ne répond pas aux promesses du vendeur ? Il faudrait : • Qu’à priori le contrat conclu avec le fournisseur de services internet spécifie au minimum les principes de base du contenu du site, mais encore faut-il que le client puisse les formuler, alors que faute d’expérience cette problématique n’est probablement pas toujours très claire pour lui ni pour ses collaborateurs éventuels, et que le fournisseur ait l’honnêteté d’accepter que ces principes soient contractuels. Mais ceci est-il imaginable si d’autre part le vendeur est sensé faire en sorte d’éviter que le client potentiel puisse prendre connaissance de toutes les conditions générales de vente avant de signer le contrat ? • Qu’à posteriori, lorsqu’un client estime que le site fourni ne répond pas aux exigences qu’il avait légitimement formulées et/ou aux promesses du vendeur, il puisse avoir recours à une expertise objective, indépendante, à la mesure de ses moyens, pour faire valoir son point de vue. Encore faudrait-il qu’une telle expertise existe et soit reconnue comme telle. Sinon, à partir du moment où le développement d’un site web vendu est terminé, Proximédia est assuré d’avoir gain de cause, même si le produit contesté est à l’évidence un mauvais produit ! Dans ces conditions, pourquoi ne pas envisager une solution plus simple, qui consisterait tout simplement à faire bénéficier ces clients potentiels d’un délai de réflexion analogue à celui dont bénéficient les consommateurs à caractère privé ? C’est en tout cas la question qu’avait soulevée la Castafiore dans le témoignage qu’elle a adressé à Test-Achats et posté sur le blog de Ch. Bricman : http://blog.pickme.be/2009/10/22/lentreprise-de-lannee-connait-la-musique/ Et il me emble urgent de légiférer dans ce sens.
Ce sont de vrais arnaqueurs!!! Je suis passé chez Busilook pour 55 € par an! Chez eux je payais 160€/mois pour un service nul...
A consulter impérativement: quelques commentaires particulièrement pertinents postés sur le blog du journaliste Charles Bricman: http://blog.pickme.be/2009/10/22/lentreprise-de-lannee-connait-la-musique/ Ils font bien ressortir le caractère contestable des pratiques commerciales de Proximédia et les conséquences qui peuvent en résulter pour leurs clients.
L'entité GLOBULE BLEU sous PROXIMEDIA est tout aussi inrecommandable. Nous avons consacré des milliers d'euros et des dizaines d'heures pour un site finalement en retard technique de 10 ans. Peu de professionalisme, designer débutant, rotation de personnel incessante, des semaines sans aucun suivi, des erreurs de structure, des bugs irrésolus de software utilisé, ... A éviter! C'est une société avec une belle façade, de beaux parkings, de beaux bureaux mais à l'intérieur: du vent ! A bon entendeur, fuyez...
attention les voyoux de Proximédia ont un autre site, http://www.beup.be et ils attaquent les clients qui ont déjà un site Internet pour en faire de nouvelles victimes, soit disant pour mieux rférencer leur site!! déjà les grands spécialistes vous diront que le site http://www.beup.be est mal référencé, mal construit: juste des trompe l’oeil! regarder la source^^ le pire c’est qu’ils téléphone aux commerçants en leurs disant avoir étudié leur site, et qu’il sont envoyé par Google^^ vivement la fin de cette société d’escrocs!!!!!
attention les voyoux de Proximédia ont un autre site, http://www.beup.be et ils attaquent les clients qui ont déjà un site Internet pour en faire de nouvelles victimes, soit disant pour mieux rférencer leur site!! déjà les grands spécialistes vous diront que le site http://www.beup.be est mal référencé, mal construit: juste des trompe l’oeil! regarder la source^^ le pire c’est qu’ils téléphone aux commerçants en leurs disant avoir étudié leur site, et qu’il sont envoyé par Google^^ vivement la fin de cette société d’escrocs!!!!!
Bonjour Léon Germain, pour votre information sachez que si une bonne partie des réactions n'apparaissent plus sur le site web c'est que nous avons renouvellé de fond en comble notre plate-forme internet et cela a eu des conséquences directes sur les posts, comme vous l'avez effectivement aperçu. Ce n'est évidemment pas une marche arrière. Veuillez noter que le long dossier consacré à Proxiemdia existe toujours et qu'il a été publié en long et en large dans notre édition du 17 décembre 2009. Vous pouvez encore l'acheter auprès de notre service abonnement.
Cette société comme BIZOOM proposent une formule à 160€/ mois et en TOUT PETIT ils vous font signer 48 mois irrévocable! Pourtant le vendeur vous informe que ce n'est que pour une année et ils ne vous laissent pas le temps de lire le contrat... On fait confiance car c'est une grosse société...
C'est vraiment des voleurs!!!! Je me suis inscrit sur www.busilook.com qui proposent le même service en BEAUCOUP mieux pour 55€/ an!!!
Je viens seulement de lire l'article..Je n'ai jamais été en relation avec proximédia, mais pourquoi ne parlez vous pas des clients contents ? j'en connais beaucoup. Mais c'est vrai, nous sommes en Belgique où la réussite n'est pas toujours bien vue et elle suscite beaucoup de jalousies. trop facile ça ! Je trouve cela tres pénible. Des clients disent se "faire avoir" ? ils n'ont pas lu le contrat, quelqu'un a signé à leur place ? En Belgique, il faudrait arrêter de pleunicher et plus se retrousser les manches. Et si les affaires sont difficiles, c'est pas à cause de Proximédia, allez plutôt voir du côté de votre banque...
Je m'étonne de la disparition des trois quarts de l'article de Valéry Halloy daté du 17-12-2009, de même que de la disparition de toutes les réactions déjà reçues à propos de cet article et de celui du même auteur daté du 29-10-2009. Je trouve cela curieux, parce qu'au départ vous étiez de ceux qui ont, me semble-t-il, rendu le plus fidèlement compte des "remous" qui ont marqué la "consécration" de Proximedia en tant qu'entreprise de l'année 2009 et des raisons de ces remous. Si, comme je le crains, il s'agit d'une marche arrière, comment réagirez-vous si cette affaire devait connaître des rebondissements? Parce que chez Proximedia, les efforts sont bien plus consacrés à arracher des signatrures aux clients potentiels, et à obtenir ensuite le paiement des redevances mensuelles ou des indemnités de résiliation qu'à créer des outils répondant bien aiux attentes des clients. Et aujourd'hui, trop d'indépendants et de responsables de TPE et de PME éprouvent à l'égard de Proximedia des rancoeurs telles l'on peut difficilement croire la polémique terminée.
Réagir
Attention: Il n'est pas possible de réagir de manière anonyme. Votre nom d'utilisateur apparaîtra au-dessus de votre réaction.
Pour pouvoir placer une réaction, vous devez être enregistré :


Even geduld a.u.b.

