jeudi 30 juillet 2009 à 15h03
Alcatel-Lucent : un gain symbolique «qui ne veut rien dire»

Alcatel-Lucent : un gain symbolique «qui ne veut rien dire»
Alcatel-Lucent a renoué avec les bénéfices pour la première fois depuis 2006, même si ce résultat est surtout symbolique pour un groupe engagé dans un plan de restructurations et de suppressions d'emplois. L'équipementier en télécoms, née en décembre 2006 de la fusion du français Alcatel et de l'américain Lucent, a affiché au deuxième trimestre un bénéfice net de 14 millions d'euros, contre une perte nette de 1,1 milliard un an plus tôt.
Ce résultat, meilleur qu'attendu, est lié à des éléments exceptionnels, en particulier aux gains réalisés sur la vente à Dassault Aviation de sa participation de 20,8 % dans Thales. Il laisse d'ailleurs les analystes de marbre : «Pour moi, cela ne veut rien dire !», a ainsi réagi Alexandre Peterc (Exane BNP Paribas), interrogé par l'AFP.
Après neuf trimestres consécutifs de pertes, ce premier bénéfice de l'histoire d'Alcatel-Lucent est néanmoins symbolique. A la tête de l'équipementier depuis septembre 2008, Ben Verwaayen, directeur général, a engagé un vaste plan d'économies.
Après la suppression annoncée en décembre de 1.000 emplois de cadres dans le monde et d'environ 5.000 sous-traitants, le groupe a présenté la semaine dernière un programme de 850 suppressions de postes en France et l'externalisation de 150 postes de recherche ; 153 disparaîtront emplois également en Belgique. Au total, depuis la fusion, ce sont quelque 18.500 suppressions de postes qui ont été engagées.
Objectif de Ben Verwaayen : renouer avec la rentabilité, tout simplement. «2009 est une année de transformation, a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique. Nous devons être à l'équilibre à la fin de l'année» et «construire les bases d'une année 2010 profitable». Le nouveau directeur général s'est dit «très satisfait des progrès faits ce trimestre», évoquant même des «résultats très encourageants».
Le CEO d'Alcatel-Lucent a précisé qu'au 30 juin, «35 % de son plan annualisé de réduction des coûts (pour 2009) avait été réalisé». Interrogé sur d'éventuelles nouvelles suppressions d'emplois, il a déclaré que «la plupart d'entre elles avaient été annoncées» et souligné qu'«elles étaient inévitables».
Trends.be, avec Belga
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