jeudi 25 septembre 2008 à 10h00
Le premier téléphone Google reçoit un accueil mitigé

Le premier téléphone Google reçoit un accueil mitigé
C'est l'exercice imposé de ce mercredi. Au lendemain du lancement du T-Mobile G1, le premier téléphone utilisant le système Google Android, les sites américains spécialisés tirent le bilan. Et manifestement, le compte n'y est pas. Certes, tous saluent ce système d'exploitation ouvert, qui vient titiller la concurrence (Windows Mobile, iPhone, BlackBerry).
Le G1, fabriqué par HTC, n'a toutefois « globalement rien de spectaculaire », juge Dan Lyons, journaliste de [Newsweek ] qui tenait le blog du faux Steve Jobs. Selon lui, ce téléphone n'a pas été conçu pour trouver des solutions aux problèmes des utilisateurs, mais pour résoudre ceux de Google. Autrement dit, prendre position dans l'internet mobile.
Ce jugement mitigé était partagé mercredi par beaucoup d'observateurs. « Un clavier et un compas dans Google Maps, est-ce la réponse de Google à l'iPhone ? J'ai peur que oui », résume [Erick Schonfled], de TechCrunch.
« Le premier essai de Google dans la téléphonie mobile est bon, mais l'iPhone 3G d'Apple reste le smartphone haut de gamme à battre », ajoute [Dan Frommer], d'AlleyInsider. [Walt Mossberg] du Wall Street Journal, ne dit pas autre chose, lui qui prend tout de même le temps de souligner d'autres qualités du G1 : copier-coller, batterie amovible, bonne intégration des applications Google et de la boutique Amazon MP3.
Le téléphone n'est cependant pas dénué de défauts. [Gizmodo], blog high-tech parmi les plus lus au monde, en dresse la liste des cinq plus importants. D'autres se livrent aussi à cet exercice. Voici les points les plus fréquemment cités.
Les contacts et la synchronisation. Comme le souligne Gizmodo, Google devient la clé de voûte de vos contacts et de vos informations personnelles. Le G1 n'est en effet livré avec aucune application de synchronisation. Tout passe par internet, et donc par Gmail et Google Calendar pour les contacts et le calendrier. Actuellement, il n'est d'ailleurs pas possible d'ajouter un deuxième compte.
Autre limitation, la compatibilité avec Microsoft Exchange n'est pas assurée. Google laisse le champ libre aux développeurs.
La vidéo. Le G1 peut uniquement lire des vidéos de YouTube. Et il est impossible d'en enregistrer, malgré la présence d'un capteur 3,1 megapixels. Comme sur l'iPhone, des logiciels devraient permettre de combler ce manque.
Les manques techniques. L'écran du G1 n'est pas multi-point. Lorsque l'on essaye de zoomer dans Google Maps, par exemple, ce n'est pas des plus réussi.
Le clavier double la taille de l'appareil, qui n'est pourtant pas destiné aux professionnels. Coulissant, il oblige régulièrement à changer le sens de l'appareil.
Ciblant davantage le grand public, le portable n'est pas équipé d'une prise jack pour brancher un casque. La mémoire interne n'est que de 1 Go, mais il faut obligatoirement une carte mémoire SD pour jouer de la musique et, plus tard, des vidéos.
L'interface et les applications. L'interface est trop austère, trop Windows, selon AlleyInsider, qui regrette aussi le nombre restreint d'applications de qualité.
Le verrouillage. Android est un système d'exploitation ouvert, c'est sûr. Mais le T-Mobile G1, sur certains points, aurait dû moins s'inspirer de l'iPhone. Ainsi, le téléphone est vendu verrouillé sur le réseau de T-Mobile, qui n'a pas la 3G la plus développée du pays. En France, si le G1 est distribué par SFR, cela posera moins de problème. De plus, là où l'iPhone nécessite une activation iTunes, il faut un compte Gmail pour accéder au G1 et synchroniser ses informations sur les serveurs de Google. Ce qui ne manque pas de faire naître quelques craintes sur la protection de données très personnelles.
Trends.be, avec L'Expansion.com
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