02 juillet 2009 à 00h00
Sébastien de Halleux, un Belge et 30 millions de joueurs

Sébastien de Halleux, un Belge et 30 millions de joueurs
Playfish, dont Sébastien de Halleux est un des cofondateurs, emploie 100 personnes, sur trois continents. «Habiter dans un petit pays est une chance parce qu'on en sort beaucoup plus rapidement», estime l'ingénieur belge qui réside à San Francisco.
Sébastien de Halleux explique pourquoi la discipline du marketing, telle que nous la concevons aujourd'hui, est appelée à disparaître. «Le nouveau modèle, c'est créer des produits d'une qualité telle que les acheteurs ont envie de les recommander à leurs amis», résume-t-il.
«Le modèle classique, c'est pénétrer un premier marché, y établir une présence forte puis viser une expansion. Chez Playfish, nous pensons que le momentum sur le web est un phénomène global, où les frontières existent moins, et que les acteurs qui vont le mieux réussir seront ceux qui toucheront leur public global dès le premier jour.»
«Dans la Silicon Valley, on lit très souvent des CV de grands entrepreneurs qui ont connu plusieurs faillites et ont commis de nombreuses erreurs. Ici, c'est considéré comme un plus !» Selon Sébastien de Halleux, il faut «institutionnaliser l'apprentissage des erreurs».
Comment l'éditeur de jeux Playfish a-t-il séduit 30 millions de joueurs en moins de deux ans sur Facebook ? Par le bouche à oreille. Le réseau social joue à plein.
Jean-Yves Huwart
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